Au 1er janvier 2018, les entreprises devront avoir élaboré un plan favorisant des modes de déplacement alternatifs à la voiture individuelle.

Il faut au minima avoir annoncé un plan d’action au au 1er Janvier. Il n’est pas nécessaire de tout révolutionner, précise Christelle Bortolini, coordinatrice mobilité et urbanisme à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
Concrètement, il faut réaliser un bilan de ce qui existe déjà dans l’entreprise, avant de réaliser un plan d’actions et de mesures accompagné d’un budget et définir un calendrier. Il devra ensuite être adressé à l’autorité organisatrice de mobilité (Région, métropole ou agglomération) dont dépend le site.

Par où commencer?

Alors comment s’y prennent les entreprises  ? Tout dépend de leur taille. Certaines passent pas des experts comme cogytech qui les accompagnent dans l’identification des besoins et rédigent le plan de mobilités en coopération. D’autres ont les ressources et les compétences pour tout gérer en interne. Leurs degré d’implication varie aussi : il y a celles qui souhaitent en profiter pour repenser totalement les déplacements de leurs salariés, celles qui n’ont pas attendu la loi pour s’y atteler et celles qui se contenteront du service minimum pour être en conformité avec la loi .

Les plans de mobilités mutualisés entre plusieurs sites voisins permettent aux entreprises de réaliser des économies, mais aussi de proposer de meilleurs services aux employés.

 

Que dit la loi?

L’année 2018 devrait donc être assez laxiste. D’abord parce que tous les dispositifs ne seront pas prêts : Christelle Bortolini reconnaît que l’Ademe n’est « pas encore bien dimensionnée pour effectuer tous les vérifications nécessaires ». Mais aussi parce que les autorités sont dans une démarche plus incitative que répressive pour faire comprendre aux entreprises que la mise en place des plans de mobilité est dans leur intérêt. Autre problème qui incite à la tolérance : nombre d’entreprises ne sont pas au courant de ces nouvelles obligations légales.

Quoiqu’il en soit, cette tolérance ne durera qu’un temps, prévient Christelle Bortolini. « On nous demande déjà de travailler sur la manière de durcir les contrôles et les sanctions. »

 

Quelles sont les solutions possibles?

Côté solutions, de nombreux choix s’offrent aux entreprises : incitation à l’utilisation du vélo et des transports en commun, vélos électriques sur le site pour effectuer de petits trajets, covoiturage domicile-travail, autopartage,…..

Communiquer

La réussite d’un plan de mobilités se mesure aussi à son acceptation par l’entreprise et ses salariés. Il faudra communiquer sur sa mise en place pour convertir les collaborateurs aux nouvelles mobilités. Notamment pour les petits trajets de quelques kilomètres, sur lesquels la voiture individuelle reste un réflexe dans nombre d’entreprises.

 

Sources: journaldunet.com